Et caetera, Lectures

3 livres à lire: La Garçonnière-D’après une histoire vraie-Marie Curie prend un amant

20 mai 2016
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Aujourd’hui je vous présente 3 livres qui, une fois n’est pas coutume, ne sont pas des polars mais qui se lisent comme tels tant ils sont passionnants.

J’ai adoré ces 3 livres car en plus d’y trouver des intrigues absorbantes, j’ai également trouvé en chacun des auteures  un style personnel, percutant, et emprunt de sensibilité.

Pour moi ce sont 3 romans passionnants, au sujet de 3 femmes puissantes, écrits par 3 femmes brillantes.

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∇ D’après une histoire vraie – Prix Renaudot et Prix Goncourt des Lycéens 2015

Résumé de TeleramaDelphine, lors d’une soirée amicale, fait la connaissance de L., une jeune femme de son âge, 40 ans et des poussières. Elles sympathisent, se revoient, se découvrent ces affinités électives sur lesquelles se scellent les amitiés irrésistibles. Delphine s’attache à L., se confie, s’abandonne — tant de complicité affectueuse, c’est doux, c’est chaleureux, c’est beau, évidemment bien trop beau…

Mon avis: J’avais beaucoup aimé les précédents romans de Delphine de Vigan admirant sa plume pudique et mélancolique, mais je ne m’attendais pas à recevoir une telle claque à la lecture de D’après une histoire vraie. J’ai lu ce roman quasiment d’une traite, brûlant de connaître son issue. Constamment aux abois, me demandant s’il s’agissait d’une manipulation, d’une fiction ou d’une histoire bien réelle, je me suis aperçue que c’est surtout le lecteur qui est manipulé par l’auteure. On ne sait jamais jusqu’où cette amitié entre ces deux femmes va aller, on s’interroge: aurait-on réagi comme elle? Aurait-on coupé les ponts? Tout cela est-il possible? Dans D’après une histoire vraie Delphine de Vigan parvient à sonder et décrire le comportement féminin comme peu d’auteures le font, et bien que beaucoup de critiques aient parlé d’un roman sur la manipulation, je pense que c’est aussi un très beau roman sur l’écriture et l’amitié.

∇ Marie Curie prend un amant

Résumé de l’éditeur: Le 4 novembre 1911, un journal à grand tirage annonce une nouvelle extravagante : Marie Curie a un amant. La presse et l’opinion s’enflamment. Procès, duels, publication de lettres volées, l’ouragan médiatique est énorme. Marie manque d’y laisser la vie. C’est vrai, elle a une liaison. Veuve depuis cinq ans de Pierre Curie — le chercheur avec qui elle avait découvert le radium et reçu son premier prix Nobel —, elle s’est éprise d’un homme marié, Paul Langevin, ami d’Einstein, et lui aussi savant d’exception. Mais surtout elle dérange. Icône de la science mondiale, elle s’apprête à recevoir un second Nobel. Veuve, génie et amoureuse, c’en est trop. Comme le capitaine Dreyfus vingt ans plus tôt, on l’abrutit de calomnies. On va jusqu’à lapider sa maison.Au plus fort de la tourmente, elle reste fidèle à ses deux passions : Paul, l’amant, et Pierre, son mari tragiquement disparu.Quel secret les unissait ? Pour le comprendre, Irène Frain a interrogé des archives négligées, des photos méconnues, des lieux inexplorés. Et ressuscité, par-delà le thriller médiatique d’une modernité souvent glaçante, une femme-courage prête à tout risquer pour ceux qu’elle aime.

Mon avis: Je suis la troisième femme de ma famille à avoir lu ce roman, et la troisième à en être ressortie assez bouleversée. On entend beaucoup parler de Pierre et Marie Curie comme s’ils formaient un tout, j’ai donc adoré découvrir la vie et la personnalité de Marie Curie qui, avant d’être une scientifique, était une femme brillante, engagée et passionnée. Mais j’ai appris qu’une femme à cette époque, surtout si elle était célèbre et intelligente, n’avait pas sa place dans une société exclusivement régie par les hommes. Cette histoire, pourtant bien réelle, est hallucinante d’injustice et de méchanceté. Ainsi, une femme au début du siècle dernier n’avait pas le droit d’aimer un autre homme que son défunt mari, et un homme ne pouvait divorcer par amour pour une autre femme…Bien que la société ait encore des progrès à faire vis à vis de femmes, ce livre donne quand même une idée du chemin parcouru depuis…

∇ La garçonnière

Résumé de l’éditeur: Buenos Aires, 1987. Lisandra Puig est retrouvée morte défenestrée, au pied de son immeuble. La police aussitôt suspecte son mari, le docteur Vittorio Puig. Il est psychanalyste. Dans son cabinet s’allongent sur le divan bourreaux et victimes de la dictature argentine. Eva Maria est l’une d’entre elles. Persuadée de l’innocence de Vittorio, elle décide de mener l’enquête. Pour elle, c’est certain : le meurtrier se trouve parmi les patients. Mais lequel ? Et pourquoi ?

Mon avis: Le Confident, premier roman d’Hélène Grémillon avait été une révélation pour moi. J’avais eu le sentiment que ce livre avait été écrit par une femme pour des femmes, et je trouve que c’est à nouveau le cas avec La Garçonnière qui est un roman à mon sens, très féminin. J’ai adoré le style original et percutant de ce roman, et ses personnages tour à tour déroutants, parfois détestables. Quant à l’intrigue, construite telle une enquête, elle m’a tenue en haleine jusqu’au coup de théâtre final. J’ai refermé ce livre abasourdie devant tant de talent.

Avez vous lu ces livres? Les avez vous aimés?

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